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L'Actualité

Expo : salon d'été

Salon d’été - 23 juin au 6 juillet 2017 / Espace Jules Cavaillès / Maison de la citoyenneté - Entrée libre

Deux fois par an, lors des salons d’hiver et d’été, la commission prospectives artistiques invite à la rencontre d’artistes peintres ou de sculpteurs sélectionnés pour l’originalité et la qualité de leur production.

Exceptionnel ce semestre ; trente-deux toiles de la famille Kosine sont exposées. C’est une première à Carmaux de réunir les œuvres d’Eugène Kozine et de ses enfants, Marie-Thérèse Raynaud-Kosine et Alain Kozine, à la maison de la citoyenneté. Seules quelques œuvres d’Eugène Kozine avaient déjà été exposées. Cette fois, des toiles issues de la collection personnelle de la famille, par conséquent très rarement vues, seront à apprécier pendant deux semaines.

Ce semestre, il y aura également des sculptures et le moulage1 du mineur (en plâtre) ayant servi au bronze que les Houillères du Bassin Centre-Midi (HBCM) offraient aux ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise) lors de leur retraite et aux personnalités. Sera aussi exposé, un exemplaire du bronze lui-même.

Cette exposition est riche de sens à Carmaux. Eugène Kozine, né à Zurich et collaborateur artistique de Marcel Pagnol dans les premiers films du célèbre académicien, s'installe à Carmaux et entre à la mine en 1941 comme dessinateur, puis dessinateur-décorateur. On lui doit les maquettes de la cokerie, du lavoir et du centre de préparation du charbon2.

1. prêté par le Musée/centre d’art du verre
2. Eugène Kosine 1901-1962 à lire dans la Revue du Tarn 197.
A droite : Photo de la maquette lors d’une visite du Général De Gaulle.

Biographie complète

Certes il est plus connu comme sculpteur mais une exposition à l'Espace Cavaillès avait permis de découvrir les talents de peintre de cet artiste né à Zurich le 9 décembre 1901, d'un père russe. Venu en France, il fait ses études au lycée Condorcet à Paris.

Après avoir cultivé ses dons naturels au contact des artistes de l'école de Paris, il ouvre dans la capitale un atelier de peintre-décorateur. Ses productions connurent, entre les années 1930 et 1940, des succès plus que flatteurs. Collaborateur artistique de Marcel Pagnol dans les premiers films du célèbre académicien, il décore plusieurs cabarets à la mode, et s'adonne entre deux expositions à New-York, à la délicate restauration des laques de Chine et des peintures anciennes.

Survient la guerre 1939-1945, qu'il fait dans le 1er Étranger de Cavalerie. Une fois démobilisé il s'installe à Carmaux avec sa famille.

Le 14 mars 1941, il entre à la mine, devient rapidement dessinateur, puis dessinateur décorateur (...) réalisateur précis de maquettes industrielles, illustrateur plein d'humour d'affiches de sécurité, on lui doit notamment les maquettes de la cokerie, du lavoir et du centre de préparation du charbon.

Parallèlement à son travail dans les ateliers de la menuiserie, l'artiste réalisa maintes sculptures en ronde bosse et bas-relief dont on peut voir des exemples en parcourant Carmaux, Blaye les Mines et Saint Benoit de Carmaux.

Il conçu une statuette commémorative tirée en bronze à de nombreux exemplaires représentant un mineur au marteau piqueur. Trois œuvres statuaires témoignent de l'habileté du plasticien et d'une capacité d'adaptation à tous les styles : cubisme, art déco ou classique. Un groupe massif de deux mineurs en ciment coulé repris à la main pour l'école des apprentis, se trouve actuellement sur l'aire de loisirs de l'Endrévié. La calme allégorie du Repos de Pré grand avec les innocentes nudités de la mère et de l'enfant ; un buste naturaliste du directeur de la mine Charles Pérès en plâtre patiné noir est conservé par le musée du château.

Parmi les bas-reliefs réalisés par l’artiste, on compte :
- un moine en lecture à la salle des fêtes de Saint-Benoît de Carmaux,
- deux sirènes contre le mur arrière de la mairie, les profils mère et enfant ornant le trumeau de la porte de la villa d'Émile Guerlin (rue Verlaine à la Grillatié).
- des compositions animalières, peut-être inspirées par la Fontaine sont au pont de Blaye-les-mines
- deux médaillons de l'archivolte du portail de l'église saint Privat représentant saint Thomas et saint Mathias,
- le médaillon du profil du mineur accidenté Roger Baysse, sur son tombeau au cimetière de Bicoq avenue Jean-Baptiste Calvignac,
- et peut-être le médaillon du peintre Artigue au cimetière de Blaye-les-mines

En 1959, Kosine exposa au salon Richesses du Tarn, à Réalmont, la vigoureuse sculpture moderne du couple à la tête positive et négative malencontreusement détruite.

Il participa à la réalisation de la résidence de Nicolaï Greschny (ayant pour modèles ses propres enfants) et la fenêtre de la chapelle de la Maurinié à Marsal (81). Ses peintures, paysages, natures mortes, scènes de genre moins connues, ont subi les influences du « Montparnasse » des années 1930.
La même année il participe au premier salon du mineur, exposition regroupant 66 artistes peintre ou sculpteurs, présentée à quelques jours d’intervalles à Decazeville (au foyer) et à Carmaux (à la maison blanche). Jules Cavaillès en est invité d’honneur, avec Ségala ou Gourc, Kosine jouait aussi un rôle de formateur. Ses enfants Alain et Marie-Thérèse Raynaud ont acquis ses gouts picturaux. Il donna les premières leçons de dessins à Alex Tomaszyk et initia Georges Virazel au travail de la pierre. Il décède en 1962.

Marie-Thérèse Raynaud-Kosine, Le Vésinet
Née en 1930 à Paris. Fille d’Eugène, elle reçoit une solide formation artistique auprès de son père avant de fréquenter de 1955 à 1956 des ateliers de peintres à Toulouse et à Albi.
A partir de 1992 elle entre à l’académie de Sèvres dans l’atelier de Charles Zeimer avant de donner des cours de dessins et de peinture à l’atelier Nathalie Doré de Saint Cloud.
Elle participe à de nombreuses expositions depuis 1980 et soixante de ses aquarelles ont été éditées par la société Apa Poux à Albi.

Alain Kosine, Lautrec
Né à Blaye les mines en 1942 après ses études terminée à Paul Sabatier à Toulouse. Il est nommé professeur de mathématiques au Maroc au titre de la coopération. Il retrouvera la France et une carrière d’enseignant à Réalmont. Aujourd’hui retraité. Il a subit l’influence de son père qui lui a donné l’amour des arts plastiques. Il participe à des ateliers de peinture ou dessins notamment à Graulhet, Lautrec et Lacrouzette (notamment ceux de Roberte Soulier). Ses travaux sont exposés dans divers salons.

Salon d’été
Espace Jules Cavaillès / Maison de la Citoyenneté
14h30-18h30 / le matin sur rendez-vous

 

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