Carmaux : entretien de la végétation des berges du Cérou

Catégorie : Vie pratique Publié le

La ville de Carmaux, entretient régulièrement son parc arboré et accorde une vigilance accrue à l’état de santé de ses arbres.

Plusieurs diagnostics ont été réalisés depuis 2015 par les experts arboricoles de l’ONF, et c’est environ une centaine d’arbres qui a dû être abattue un peu partout dans la ville en raison de défauts irrémédiables ou de leur dangerosité.
Aucun arbre de la ville n’est coupé sans raison et il est important d’avoir conscience qu’un arbre en milieu urbain vit moins longtemps en bonne santé qu’un arbre en forêt. Aussi, il est nécessaire de les surveiller, et éventuellement de les enlever quand ils deviennent dangereux pour la population.

En ce début d’année, vingt-trois peupliers dangereux en bordure du Cérou (cheminement piéton entre la passerelle du Céroc rue du 11 novembre et le pont du stade de la Sérinié) ainsi que cinq robiniers sénescents (acacias) au boulodrome, avenue de l’Europe vont être ou ont été abattus pour protéger la population, mais pas que ! En effet, s’agissant des peupliers, il s’avère qu’en plus de leur dangerosité, ils sont peu adaptés à leur environnement et empêchent la végétation naturelle de se développer et renforcer les berges. Il n’y aura donc pas de replantation afin de laisser la végétation existante se développer et surtout mieux maintenir les berges que les peupliers.


Un patrimoine arboré qualitatif, et non plus quantitatif

Ces campagnes d’abattage d’arbres dangereux permettent également de mener une réflexion globale quant à leur renouvellement. En effet, plutôt que de recréer le même parc arboré, le service espaces verts de la ville préfère une plantation raisonnée. Leur devise :
« planter ou laisser pousser le bon arbre au bon endroit ».

ville de Carmaux
La végétation naturellement présente le long des cours d’eau est appelée « Ripisylve ». Cette formation boisée située sur la berge des rivières est composée d’une végétation diversifiée : herbacées, buissons, arbustes, arbres. Elle joue un rôle primordial de transition entre le milieu aquatique et terrestre.
Le long du Cérou, les peupliers font partie des « faux amis des berges » et ne sont pas intéressants pour la stabilisation de celles-ci. La berge étant déjà végétalisée, les arbres existants prendront la place naturellement et la ripisylve pourra donc s’y développer.