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La ville
Les origines de la ville

La fondation de Carmaux

Selon toute vraisemblance, elle remonte au Xe siècle. Cette agglomération, située actuellement sur les deux rives du Cérou, à 16 kilomètres d'Albi et 235 mètres d'altitude, devrait son nom au personnage romain Caramantius. Le noyau de la population s'est formé probablement sur la rive gauche, avec trois quartiers principaux : le pont vieux et la vieille mairie, le Rajol, et le faubourg de la Tour avec le moulin du Cérou.

Dès 1229, la forteresse de Carmaux est un fief militaire de la baronnie de Monestiès. Il relève des évêques d'Albi. A cette époque, le charbon n'est pas encore la principale ressource du lieu : on y tisse surtout le chanvre, récolté sur les rives du Cérou dans ce qu'on appelle "lous cambous". Dans les dénombrements du XVIe siècle, on relève notamment les Hebrard, avec le titre de seigneur de Carmoulx.

Le premier blason de Carmaux, composé d'azur à trois rochers, posés 2 et 1, indique que le titre est repris ensuite par la famille de CIRON. J.-B. de Ciron, conseiller puis président du Parlement de Toulouse, de 1674 à 1724, porte ainsi le titre de marquis de Carmaux et de Saint-Benoît. Cependant, en 1723, le mariage d'une de ses filles, avec François-Paul de Solages fait entrer la terre de Carmaux, estimée alors à 250 000 livres, dans la maison de Solages.

Sous le premier Empire, Carmaux n'est encore qu'un village, les seuls travaux importants étant financés par l'Etat. Le plan cadastral est terminé le 15 novembre 1811, sous l'administration de Baude. La commune comprend alors 10 hameaux, 7 domaines et 10 métairies.

Carmaux, des Origines au XXe siècle, Jean Vareilles

Une cité en mutation

Il faut attendre 1832, et le mandat municipal de M.Palies, pour qu'un premier plan d'alignement de la ville soit adopté. Le 7 mai 1837, M. Carme, conducteur de navigation, présente un plan à l'assemblée communale. En voici les grandes lignes.
Quartier du vieux Carmaux : la largeur des rues est portée à 6 mètres. Un foirail de forme octogonale communiquera à l'est avec la place de la mairie par l'ouverture d'une rue, et à l'ouest avec la Route Royale (route nationale 88); c'est l'actuel coin Dulac. La place de la mairie aura 46 mètres 50 de long sur 30 mètres de large. La place du Gueyt sera un octogone régulier de 34 mètres de largeur.
Quartier de la Tour : la largeur des rues sera portée à 8 mètres et la place Ste Marie (de la Tour) sera un rectangle de 52 mètres de long sur 45 mètres de large.
Quartier de la promenade : création d'une route "nationale" de grande communication reliant Gaillac au Port de la Besse (actuelle Avenue Jean-Jaurès).

Le plan est approuvé par le Roi le 3 février 1839. Dès cette date, Carmaux ne va cesser de s'agrandir et de se moderniser. Cette métamorphose s'explique surtout par l'extension de l'industrie charbonnière et le souhait de la Compagnie des Mines de n'embaucher que des personnes résidant à moins de 5 km de leur lieu de travail. Les principales réalisations urbanistiques jusqu'à la Grande Guerre sont les suivantes.

Quelques dates

25 mai 1845 Construction d'un pont sur le Cérou.
1847 Création du premier commissariat de police.
4 mars 1857 Le premier wagon emprunte la ligne de chemin de fer Carmaux - Albi. Carmaux commence ainsi à sortir de son enclavement. En 1906, M. Chaumeil est chargé de la construction de la nouvelle gare.
1857-1865 Construction de la nouvelle église Saint-Privat, située sur l'actuelle place de la Libération. Y sont exposées quatre toiles du XVIIIe siècle (Présentation au Temple, Baptême du Christ, Pentecôte, Annonciation), un tabernacle à aile, des bustes reliquaires de St Privat et de St Jacques, et surtout : une Vierge à l'Enfant (bois doré, XVII e siècle) ainsi qu'une croix de procession, en bois doré du XVIIe siècle.
1860 Constitution du corps de sapeurs-pompiers.
1862 Construction de la nouvelle Verrerie.
1883 Début de la construction de l'hôpital des mines, aujourd'hui transformé en Centre Culturel.
1890 Construction de l'église Ste Cécile, qui sera consacrée en 1898. Elle sera dotée, en 1932, d'un clocher et d'une horloge à quatre cadrans.
1892 Election pour la 1ère fois un Conseil municipal socialiste, avec à sa tête J.-B. Calvignac.
1893 J. Jaurès est élu député de Carmaux.
1896-1897 Construction de la caserne de gendarmerie.
1900 Carmaux compte 5 écoles privées, aidées par la Société des Mines, et 3 écoles publiques.
1901-1902 Construction de l'hôtel des postes par Gabriel Camboulives.
1904 Début de la construction d'un vélodrome.
1908 Achévement des fontaines publiques.
1906 L’hôtel de ville est terminé (la vieille mairie, construite en 1800 près de la place Gambetta, fut rasée en 1886).
1913 La ville est dotée d'une salle de théâtre et de cinéma.

Les animations sont nombreuses. Outre la fête paroissiale de la Saint-Privat et la fête des mineurs de la Sainte-Barbe, la ville compte, en 1914, de multiples associations sportives et musicales. Mais s’il est un événement qui a marqué les Carmausins de la "Belle Epoque", c'est sans doute la réunion aéronautique de 1911 : ils purent admirer l'aviateur Sadi Lecointe et sa machine volante... Et surtout les voir s'écraser à deux reprises !

Une cité qui se pare de ses atouts

L’entre-deux-guerres est une période de transition pour Carmaux : la ville s'agrandit peu, mais elle s'embellit. Deux parcs d'agrément, celui du Pré-Grand et celui de la Sérinié, sont réalisés respectivement par la Société des Mines et par la municipalité. De nouveaux boulevards sont tracés et la Fée Electricité arrive en ville. En 1923, puis en 1937, Carmaux rend hommage à son député Jean Jaurès, assassiné en 1914. Un ensemble statutaire de G. Pech est érigé sur sa place centrale, puis un buste du grand tribun, réalisé par Ducuing, est inauguré dans le parc de la Sérinié. En 1932, les Carmausins peuvent admirer la fontaine du Coin Dulac et sa surface murale de 200 m2 ; elle porte la devise de "miscuit utile dulci", c'est-à-dire : "elle joint l'utile à l'agréable".
En 1933, Jules Pendariès expose au Salon des Beaux-Arts "Le Repos du Mineur", dont le modelage est exposé à la salle Pendariès du Centre Culturel. Le monument aux morts de la Grande Guerre est inauguré en 1935 ; l'ouvrage, d'une hauteur de 25 mètres, domine le parc Jean-Jaurès.

L'apogée d'une époque

Le 18 mai 1944, Louis Torcatis, dit "Bouloc", un dirigeant régional de la Résistance, est assassiné à Carmaux par des Miliciens, mais quelques trois mois plus tard, le 16 août, la ville se délivre seule de l'occupant (fait inédit dans le Sud-Ouest). L'après-guerre est marqué par l'essor des communes environnantes, qui voient leurs quartiers et leur population s'accroître. Carmaux, quant à elle, se reconstitue un centre administratif et commercial autour de la mairie. Un groupe scolaire, un ensemble d'habitations collectives et un stade viennent compléter l'ensemble. La décennie est aussi marquée par des visites présidentielles. Le 8 juin 1952, le président de la République, Vincent Auriol, dont l'épouse est née à Carmaux, honore de sa présence la foire-exposition de Carmaux. Le 25 février 1960, c'est le président Charles de Gaulle qui vient prononcer un discours sur le sol carmausin. L'union fait la force ! C'est dans cet esprit qu'est signé l'arrêté préfectoral du 3 novembre 1964 créant le district urbain de Carmaux : il associe les communes de Blaye-les-Mines, Carmaux et Saint-Benoît-de-Carmaux.

Un défi à relever

Vers 1960, l'industrie charbonnière entre en France dans une lente mais irrésistible récession. A Carmaux, tous les puits d'extraction ferment successivement : Grillatié, Sainte-Marie puis Cagnac, et enfin Tronquié. En 1983, les Carmausins se voient contraints d'utiliser, pour leur chauffage, non plus du gaz de houille mais du gaz naturel importé de Lacq (Pyrénées-Atlantiques).

Ces "années noires"sont également marquées par le plastiquage de la statue de Jaurès en 1981. La statue de Jaurès érigée en 1923, et sa destruction en 1981. En projet d'extraction du charbon à ciel ouvert est lancé en 1975 : ce sera "la grande découverte" opérationnelle en 1984, qui va redonner un regain d'espoir au bassin minier. Cependant, la cité est consciente que son avenir réside désormais dans la diversification de ses activités, et non plus dans la mono industrie du charbon.

En 1992, lors de l'inauguration du Centre culturel Jean-Baptiste Calvignac, l'allocution du président de la République, François Mitterrand, dépeint ainsi ces femmes et ces hommes de Carmaux : "Vous êtes un symbole, j'aime la continuité, vous êtes la continuité, j'aime l'idéal concret, vous êtes incarnation d'un idéal, fidélité à cette terre, à ce qu'elle produit, fidélité aussi au changement nécessaire...".

Accepter et même anticiper le changement, sans rien renier de ce qu'ils ont été, tel est le défi de ces hommes et femmes de Carmaux.

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